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Avant toute interview, les journalistes devraient à tout le moins informer leur interlocuteur de quoi il s'agit concrètement. Ils ne sont cependant pas obligés de communiquer d'emblée tous les détails. A moins qu'existe un intérêt public prédominant à ce que les recherches demeurent discrètes, l'honnêteté commande de ne pas cacher sciemment l'usage que l'on fera de l'interview, de ne pas induire en erreur la personne interrogée ou de la laisser dans son erreur. La subtilité de la recherche ne doit pas se muer en piège. Des déclarations peuvent être retravaillées et raccourcies. L'essentiel du message ne saurait cependant être déformé. A l'issue d'un entretien prolongé et sous réserve d'un arrangement différent, les journalistes ont l'obligation de soumettre à leurs interlocuteurs pour agrément toutes les déclarations destinées à être publiées et cela avant la parution. Même si les personnes interviewées ne disposent pas d'un droit de correction sans limites, les journalistes sont à tout le moins tenus de les informer s'ils ne reprennent pas les corrections exigées. Lors d'interviews effectuées au cours d'une enquête, une obligation éthique de requérir l'autorisation de reproduire une déclaration n'est donnée que s'il en a ainsi été expressément convenu entre les deux parties.
4.6.1 Les règlesdu jeu de l'interview journalistique
C. c. «Facts» (2/99)
4.6.2 Interviews faites dans le cadre d'une enquête
S. / M. c. Schweizer Fernsehen DRS (7/01)
4.6.3 Publication de citations non autorisées
X. c. «Zürichsee-Zeitung» (3/02)
4.6.4 Entretien prolongé
X.c. «Facts» (30/02)
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