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Les journalistes qui publient des images manipulées, qui falsifient le document original dans le sens qu'ils en modifient le message et qui, de ce fait, induisent en erreur celui qui le regarde, commettent un acte déloyal. La reprise d'une image délicate, sans avoir requis l'indispensable autorisation, est déloyale du point de vue de la déontologie lorsqu'un journaliste a capté la confiance d'un collègue en lui faisant croire qu'il contacterait la personne photographiée, le cas échéant, avant la publication de la photo. De même, il est déloyal d'emprunter sans autorisation, à un dossier ou à un projet d'article soumis pour examen par un journaliste libre, des informations non encore publiées pour en faire le point de départ de ses propres recherches. Les collaborateurs des médias devraient - sous réserve d'un intérêt public prépondérant à des informations obtenues sous couverture - se limiter à leur rôle qui est de rendre compte et non de se muer en acteurs dans le dessein de se procurer des informations aussi authentiques que possible.
4.1.1 L'authenticité d'un reportage filmé
B. c. X. (19 avril 1990)
4.1.2 Manipulation de photos de presse lors du traitement électronique d'image
(28 septembre 1992)
4.1.3 Reproduction d'informations tirées d'un dossier non publié
J. c. «24 Heures» / «Tribune de Genève» (4/94)
4.1.4 Acquisition déloyale d'images
OnlineReports c. «Blick» (22/02)
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