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Medienmitteilung: Jahresmedienkonferenz 2015 / Communiqué de presse: Conférence de presse annuelle 2015 / Comunicato stampa: Conferenza stampa annuale 2015

Bern, 23. Juni 2015

Presserat warnt vor Geheimjustiz

Die Öffentlichkeit von Gerichtsverfahren ist ein wesentliches Element einer demokratisch kontrollierten Justiz. Doch abgekürzte Verfahren und die Masse an Strafbefehlen unterlaufen dieses Prinzip. Der Presserat sieht das Recht der Öffentlichkeit auf Information in Gefahr.

Der Schweizer Presserat betont in einer neuen Stellungnahme das Öffentlichkeitsprinzip bei Strafbefehlen und Gerichtsverfahren und lanciert einen Aufruf in Sachen freier Gerichtsberichterstattung. Erstmals wendet er sich auch an die obersten Verantwortlichen der Schweizer Justiz. Seine Stellungnahme ging an Justizministerin Simonetta Sommaruga und an den Bundesgerichtspräsidenten, den Bundesanwalt, die Konferenz der kantonalen Justiz- und Polizeidirektoren und an die Schweizerische Staatsanwälte-Konferenz.

Das Prinzip, wonach Verfahren vor Gerichten öffentlich sind, gehört für den Presserat zu den wichtigsten Errungenschaften des liberalen Rechtsstaats. Denn Transparenz ist zentral für das Vertrauen in eine unabhängige und faire Justiz. Justizreformen, die die Effizienz steigern sollen, führen laut Presserat jedoch dazu, dass die strafrechtliche Erledigung von Fällen den Gerichten und damit der Öffentlichkeit mehr und mehr entzogen wird. Wenn Richter kaum noch Zeugen befragen und Staatsanwälte Beschuldigte in Strafbefehlsverfahren nicht einvernehmen, sind solche Fälle und Urteile schwer nachvollziehbar. Damit Öffentlichkeit herrscht und die demokratische Kontrolle spielt, braucht es die Medien.

Der Presserat hält dazu fest: «Damit Medienschaffende ihren Auftrag als ‹Wachhunde der Demokratie› erfüllen können, sind sie angewiesen auf einfachen Zugang zu Anklageschriften, Urteilen, Einstellungsentscheiden und Strafbefehlen, und in begründeten Fällen ist ihnen auch Akteneinsicht zu gewähren.» Darum stellt der Presserat Forderungen an die Justiz: «In Anbetracht der grossen Zahl von Urteilen und Strafbefehlen braucht es praktikable Regelungen wie längere und vereinheitlichte Fristen für den Zugang zu Urteilen und Strafbefehlen.» Zentral sei zudem, dass Journalisten für Einsichtsgesuche nicht unverhältnismässig zur Kasse gebeten werden. «Prohibitiv wirkende Kostenauflagen sind abzuschaffen», schreibt das Selbstkontrollgremium der Schweizer Medien. Gerichte und Staatsanwaltschaften sollten vielmehr möglichst grosse Transparenz herstellen, zum Beispiel durch den einfachen Zugriff auf diese Informationen im Internet. Das Bundesgericht und vorbildliche kantonale Justizbehörden handhaben dies heute schon so.

Der Presserat kritisiert auch, dass manche Gerichte die Anforderungen für die Zulassung als Gerichtsreporter beliebig erhöhen. Die Akkreditierung dürfe jedoch nicht missbraucht werden, um Reporter unter Druck zu setzen. Der Presserat stellt zudem fest: «Inhaltliche Auflagen der Gerichte erschweren die Arbeit der Gerichtsreporterinnen und -reporter. Sie sind daher äusserst zurückhaltend anzuordnen.» Auch dem Antrag von Tätern, die Öffentlichkeit auszuschliessen, sollten die Gerichte sehr zurückhaltend stattgeben. Den Journalisten Bedingungen für ihre Berichterstattung zu diktieren, beeinträchtige die Meinungsäusserungs- und Pressefreiheit.

Gleichzeitig nimmt das Ethikgremium aber auch die Medienschaffenden in die Pflicht: «Die Medien tragen Verantwortung für eine faire Gerichtsberichterstattung.» Dazu gehören die Unschuldsvermutung und die Vorsicht beim Nennen von Namen, der Persönlichkeitsschutz und die Berichterstattung über Freisprüche bei nachfolgenden Instanzen.

Der Presserat hatte zu seiner Meinungsbildung ein Hearing mit Experten durchgeführt. Aus deren Statements ging klar hervor, dass bei Strafverfahren und Strafbefehlen die Kontrolle der Öffentlichkeit in Gefahr ist. Mit seiner Stellungnahme «Einschränkungen und andere Probleme bei der Berichterstattung aus dem Justizwesen» reagiert der Presserat auf diese Entwicklung mit konkreten Forderungen.


Abdruckspflicht

In einem Rückblick auf die Schwerpunkte der Tätigkeit des Presserats im Jahr 2014 hob Presseratspräsident Dominique von Burg hervor, dass gewisse Redaktionen im letzten Jahr die Publikation der negativen Stellungnahmen des Presserats, die sie betreffen, leider immer noch verweigern, sei es auch nur in einer Zusammenfassung. Diese moralische Pflicht ist in der Präambel der «Erklärung der Pflichten und Rechte der Journalistinnen und Journalisten» festgeschrieben. Sie ist ein Zeichen des Respekts für das Publikum, das für alle Medien selbstverständlich sein sollte. Das Präsidium des Presserats wird, zusammen mit dem Stiftungsrat, Wege zu finden, damit dieser Pflicht nachgekommen wird.


Jahrheft 2015


An seiner Jahresmedienkonferenz hat der Presserat auch sein neues Jahrheft (http://www.presserat.ch/Documents/Jahrheft_2015.pdf) aufgelegt. Es enthält neben dem Jahresbericht mit den wichtigsten Leitfällen des letzten Jahres eine Zusammenfassung der oben vorgestellten Stellungnahme zur Justizberichterstattung.


Weitere Auskunft:

Dominique von Burg, Präsident    Tel. 079 / 609 27 08
Ursina Wey, Geschäftsführerin     Tel. 033 / 823 12 62





Berne, le 23 juin 2015

Le Conseil de la presse met en garde contre une justice secrète

La publicité des procédures judiciaires est un élément fondamental d’une justice sous contrôle démocratique. Mais les procédures accélérées et la masse des ordonnances pénales minent ce principe. Le Conseil de la presse estime que le droit du public à être informé est en danger.

Dans sa dernière prise de position, le Conseil suisse de la presse souligne l’importance du principe de publicité en ce qui concerne les ordonnances pénales et les procédures judiciaires, et il lance un appel en faveur d’une chronique judiciaire libre. Pour la première fois il se tourne également vers les plus hauts responsables de la justice en Suisse. Sa prise de position a été adressée à la ministre de la justice Simonetta Sommaruga, au président du Tribunal fédéral, au procureur de la Confédération, à la conférence des directeurs cantonaux de justice et police et à la conférence des procureurs de Suisse.

Le principe selon lequel les procédures devant les tribunaux sont publiques appartient aux principaux acquis de l’Etat de droit libéral, selon le Conseil de la presse. En effet, la transparence est fondamentale pour la confiance en une justice équitable et indépendante. Des réformes visant à améliorer l’efficience conduisent toutefois, selon le Conseil de la presse, à ce que la résolution des affaires soit de plus en plus souvent soustraite aux tribunaux, et donc au public. Quand les juges n’interrogent plus des témoins et que les procureurs n’interrogent pas les prévenus dans des procédures d’ordonnances pénales, ces affaires et jugements sont difficilement compréhensibles. Pour qu’il y ait publicité et contrôle démocratique, les médias sont nécessaires.

A ce propos, le Conseil de la presse constate : «Pour que les journalistes puissent s’acquitter de leur mission de «chiens de garde de la démocratie», ils doivent avoir accès aussi facilement que possible aux actes d’accusation, aux jugements, aux ordonnances de classement et aux ordonnances pénales. Le droit de consulter les dossiers dans des cas motivés doit leur être accordé.» C’est pourquoi le Conseil de la presse pose des exigences à la justice : «Au vu du grand nombre de jugements et d’ordonnances pénales des réglementations praticables, comme des délais plus longs et uniformes, sont nécessaires pour y avoir accès.» Il importe de plus que les journalistes ne soient pas obligés de s’acquitter de sommes disproportionnées pour obtenir des droits de consultation. «Il faut supprimer les frais prohibitifs», précise l’organe d’autocontrôle des médias suisses. Au contraire, les tribunaux et les offices des procureurs devraient établir autant de transparence que possible, par exemple en facilitant le recours à l’Internet. Le Tribunal fédéral et certaines autorités judiciaires cantonales exemplaires le font déjà.

Le Conseil de la presse déplore également que nombre de tribunaux augmentent à volonté les exigences requises pour être reconnu comme chroniqueur judiciaire. L’accréditation ne devrait pourtant pas être utilisée abusivement comme moyen de mettre les reporters sous pression. Le Conseil de la presse ajoute : «Les conditions imposées par les tribunaux en matière de contenu compliquent la tâche des chroniqueurs judiciaires. Elles doivent donc être ordonnées avec la plus grande retenue.» De même, les tribunaux ne devraient entendre qu’avec une extrême réserve les demandes des prévenus visant à exclure le public. Poser des conditions aux journalistes concernant leurs comptes rendus limite la liberté d’expression et de la presse.

En même temps, l’organe déontologique rappelle les journalistes à leurs devoirs : «Les médias portent la responsabilité d’une chronique judiciaire équitable.» En font partie la présomption d’innocence et la prudence concernant la mention des noms, la protection de la personnalité et le compte rendu d’acquittements par des instances supérieures.

Pour se forger son opinion, le Conseil de la presse a entendu des experts. Il est clairement ressorti de leurs déclarations qu’en ce qui concerne les procédures judiciaires et les ordonnances pénales, le contrôle public est en danger. Par sa prise de position «Restrictions imposées à la chronique judiciaire et autres problèmes», le Conseil de la presse entend réagir à cette évolution en posant des exigences concrètes.


Devoir de publication


Dans son aperçu des points forts de l’activité du Conseil de la presse en 2014, son président Dominique von Burg a relevé que certaines rédactions refusent toujours de publier, ne serait-ce qu’en résumé, les réprimandes du Conseil de la presse les concernant. Non seulement cette obligation morale est prescrite dans le préambule de la « Déclaration des devoirs et des droits des journalistes », mais encore s’agit-il là d’une marque de respect pour le public qui devrait aller de soi. La présidence du Conseil de la presse recherchera, avec son Conseil de Fondation, les voies et moyens de faire respecter cet engagement.


Revue annuelle 2015

Le Conseil de la presse a également distribué son nouvel annuaire (http://www.presserat.ch/Documents/Jahrheft_2015.pdf)  lors de la conférence de presse. En plus du rapport annuel, avec les cas marquant de l’exercice écoulé, il contient notamment un résumé de la prise de position dont il est question plus haut.

Renseignements :   Dominique von Burg, président            079 609 27 08
                                Ursina Wey, directrice                           033 823 12 62






Berna, 23 giugno 2015


Il Consiglio della stampa denuncia la “giustizia segreta”

La pubblicità dei processi è un elemento fondamentale dell’esercizio democratico della  giustizia. In Svizzera, attualmente, le procedure accelerate e un numero crescente di disposizioni giudiziarie mettono in causa tale principio. Il Consiglio della stampa ritiene minacciato il diritto del pubblico all’informazione.

Nella sua più recente presa di posizione, l’organismo di deontologia dei giornalisti svizzeri sottolinea l’importanza del principio di pubblicità che presiede ai provvedimenti   coercitivi e alle procedure e lancia un appello in favore di una maggiore libertà della cronaca giudiziaria. Per la prima volta, tale sua presa di posizione è rivolta direttamente ai più alti responsabili in Svizzera: alla ministra della giustizia Simonetta Sommaruga, al presidente del Tribunale federale, al procuratore capo della Confederazione, alla Conferenza dei direttori dei dipartimenti cantonali di giustizia e alla Conferenza dei procuratori pubblici del nostro Paese.

La pubblicità dei processi – rileva il Consiglio della stampa – è una delle conquiste   fondamentali dello stato di diritto liberale. La trasparenza dei procedimenti è essenziale per la fiducia che il cittadino deve avere in una giustizia indipendente e corretta. Riforme in senso efficientista hanno avuto come risultato di sottrarne la gestione ai tribunali, e perciò al pubblico. Se i giudici rinunciano a interrogare i testimoni e i pubblici ministeri non interrogano più gli imputati, a venir compromessa è la retta comprensione dei casi e del loro esito. La presenza dei media, perché siano garantiti pubblicità e controllo democratico, è necessaria.

Circa questo particolare aspetto, il Consiglio della stampa constata : “Perché i giornalisti possano svolgere la funzione di ‘cani da guardia della democrazia” deve essere assicurato loro un accesso quanto più facile possibile agli atti d’accusa, alle sentenze, ai decreti d’abbandono e ai decreti d’accusa. In casi motivati dev’essere loro concessa anche la consultazione degli atti”. “Dato il gran numero di sentenze e di decreti d’accusa è necessario – sottolinea ancora il Consiglio della stampa – adeguare le disposizioni vigenti, per esempio circa i termini, che si vorrebbero più lunghi e unificati, ossia anche oltre le scadenze normali. Tribunali e procure devono di propria iniziativa assicurare un’adeguata trasparenza, per esempio consentendo un accesso semplificato via Internet, come d’altronde è possibile già ora presso il Tribunale federale e alcune autorità giudiziarie cantonali esemplari.

Le condizioni di accesso poste ai giornalisti non devono essere inasprite a piacere e le norme dell’accredito essere abusate per mettere i giornalisti sotto pressione. Molte limitazioni di contenuto che i tribunali impongono alla stampa intralciano il lavoro dei cronisti giudiziari: “dovrebbero perciò essere ridotte al minimo”. Anche le richieste dei prevenuti  di escludere la pubblicità del dibattimento dovrebbero essere accolte dai tribunali con molta cautela. Disposizioni che riguardano il contenuto degli articoli rappresentano un limite alla libertà di espressione e di stampa. 

L’organismo di deontologia sottolinea pure la responsabilità che hanno i mass media di riferire in modo corretto sull’attività dei tribunali, specialmente circa il rispetto della presunzione d’innocenza e le restrizioni circa la pubblicazione dei nomi, la protezione della sfera privata e il dovere di riferire se un caso si conclude con un’assoluzione in una fase successiva.

Il Consiglio della stampa è giunto a queste conclusioni consultando degli esperti. Dalle  testimonianze raccolte è emerso chiaramente che il controllo pubblico sull’esercizio della giustizia è a rischio. Con la presa di posizione intitolata “Restrizioni al lavoro dei giornalisti e altri ostacoli alla pubblicità della giustizia”, il Consiglio intende reagire alla tendenza sottolineando una serie di esigenze concrete.


Dovere di pubblicazione

Nel suo rapporto sulle principali attività del Consiglio della stampa nel 2014, il presidente Dominique von Burg rileva che molto redazioni si rifiutano di pubblicare – sia pure riassunte – le prese di posizione negative che le riguardano. Non solo tale obbligo morale è iscritto nel preambolo della “Dichiarazione dei doveri e dei diritti del giornalista”, ma l’omissione equivale a una evidente mancanza di rispetto del proprio pubblico. La presidenza del Consiglio si impegnerà, insieme con il Consiglio di fondazione, per trovare vie e mezzi utili al rispetto di questo impegno. 


L’Annuario 2015

Il Consiglio della stampa ha presentato nel corso della conferenza stampa un nuovo numero del proprio Annuario, consultabile al sito http://www.presserat.ch/Documents/Jahrheft_2015.pdf). Nel Rapporto annuale si danno notizia dei casi più significativi dell’esercizio trascorso, vi è pure un riassunto della presa di posizione sul funzionamento della giustizia.

Informazioni:        Dominique von Burg, presidente                    079 609 27 08
                             Ursina Wey, direttrice del Segretariato           033 823 12 62

info@presserat.ch