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Le journaliste a parfois l'obligation de protéger une personne interviewée contre elle-même
L'interview d'un assassin libéré et en voie de réinsertion est à manier avec une certaine prudence. Il convient en particulier de s'assurer que la personne interviewée soit d'accord avec le contenu de l'article et que sa publication ne puisse lui causer du tort.
Ce sont ces règles qu'un journaliste du «Matin» a insuffisamment respectées dans l'article qu'il a consacré à une personne condamnée à 22 reprises et ayant passé 27 ans en prison. Certes, tout indique que l'entretien avec le journaliste s'est bien passé, mais le repris de justice n'a visiblement pas été rendu attentif à son droit de relecture, et il n'en a donc pas fait usage. Par ailleurs, en donnant des détails macabres sur le pire crime dont s'était rendu coupable l'ex-détenu, le journal n'a pas tenu compte des impératifs de sa réinsertion sociale.
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