| DAVID c. «Neue Zürcher Zeitung» (15/01)
| En Fait En automne 2000, «FACTS» rapportait qu'un rédacteur de la NZZ avait, en mars 1997, relu au préalable un exposé contesté de Christoph Blocher pour contrôler si le texte contenait des éléments pouvant passer pour antisémites. Parallèlement, le journaliste rendait compte dans la NZZ du discours et d'une querelle qui se dessinait alors entre Blocher et le «SonntagsBlick» à propos du titre «Blocher: les Juifs n'en veulent qu'à l'argent». Enfin, le journaliste critiquait dans la NZZ en septembre 2000 un juge de district zurichois qui avait déposé une plainte contre Christoph Blocher pour violation de la norme pénale antiraciste en se référant à ce discours.
. Conclusions Dans un petit pays de milice comme la Suisse, l'indépendance des journalistes peut constamment être menacée en raison des liens de grande proximité existant entre ceux qui agissent et ceux qui rapportent. Lorsque cette proximité est trop grande, la crédibilité des journalistes s'en trouve compromise. Si, sur un thème précis, il existe une «très grande proximité», les journalistes devraient s'abstenir d'en rendre compte ou de le commenter. Si les liens ne sont pas d'une étroitesse telle qu'un compte rendu serait par principe exclu, il importe à tout le moins d'user de la transparence voulue envers le public.
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