| Ministère public du canton de Zurich / B. / S. c. «Beobachter» (14/98) | En Fait
En mai 1998 le «Beobachter» accusait dans un article le Ministère public du canton de Zurich d'avoir à tort rendu responsable une de ses collaboratrices de la fuite d'informations dont a profité un journaliste du «Blick» en septembre 1997. Le Ministère public zurichois n'a pas été contacté par la publication. Les raisons invoquées par le «Beobachter» étaient que les personnes concernées auraient pu, sinon, se concerter et auraient pu ainsi empêcher la bonne conduite d'une enquête par la direction de justice de Zurich.
Conclusions Lorsque dans un article des accusations graves sont portées contre quelqu'un, il convient d'entendre la personne concernée avant la publication et de présenter son propre point de vue. La prise de contact avec la personne concernée ne doit pas se résumer à un acte purement formel. Le journaliste doit tou-jours être en mesure de tenir compte de manière adéquate des remarques de la personne interrogée. La personne mise en cause par des accusations graves doit avoir la possibilité d'exposer son point de vue dans le même média qui publie les reproches.
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